Message de fin d’année du Chef de l’Etat/ Réaction de l’Honorable Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya ; Présidente Nationale de l’Union Démocratique du Cameroun(UDC

Res Publica, Chose Publique,

Avant tout, je me dois de préciser que, toute position que nous prenons, d’analyse des interventions du Chef de l’État chaque fin d’année, est  par rapport à ce dont le Peuple-Nation Camerounais est en droit d’attendre, de par le Contrat Républicain qui l’oblige, tel que défini par la Constitution au Titre II : Du Pouvoir Exécutif ; de l’Article 5 à l’Article 13,

dispositions qui attribuent les missions du Président de la République ainsi que celles du Gouvernement qu’il nomme pour mettre en œuvre la Politique de la Nation qu’il incarne, dans la structure d’une République, la République du Cameroun, État unitaire décentralisé ; Article premier de la Constitution.

Chaque fin d’année, sur les sept ans que durent le mandat présidentiel, les camerounais sont en droit d’avoir un bilan-évaluation des actions menées concourant aux engagements pris, pouvant se mesurer en accomplissement attendus, palpables, visibles sur les plans de la santé, de l’éducation, des infrastructures de base et relèvement de la qualité de vie: routes ; énergie, eau ; logements, sport, culture, tourisme, transformation économique, innovation dans tous les domaines : agricole, technologique, numérique… en vue des meilleures conditions de vie des camerounais : jeunes, femmes, moins jeunes ; les différents corps : professions libérales, fonctionnaires, privés, informels…

Ceci donc dit, et sans ambages, le constat est là, préoccupant : l’anthologie des discours du Président de la République depuis la fin de son dernier septennat 2011- 2018 et depuis le début ce dernier, remonte à la surface et  étale aux yeux de tous, les maux qui se sont installés et minent notre Pays désormais, sous un Régime devenu impuissant ; le plus grave étant que le Président de la République, de plus en plus, semble interpeller les camerounais, comme si les responsabilités étaient partagées !

S.E Monsieur Paul Biya, pour, en toute légitimité, interpeler la responsabilité de chacun et chacune aujourd’hui, ou, prendre à témoin les camerounais, comme cela semble se dégager dans ses discours, aurait pu dès le début, respecter les valeurs et principes de la Res Publica, Chose publique, en veillant à la mobilisation et participation de tous comme parties prenantes. Pourtant, force est de constater qu’il s’est illustré depuis lors et jusqu’ici par une gestion fortement centralisée, hésitant de tout temps, malgré les orientations de la Constitution à doter les camerounais des moyens – dont la décentralisation par excellence- de leur mobilisation et participation effective à la gestion au niveau local de la chose publique en vue du développement.

En outre, S.E Monsieur Paul Biya Président National du RDPC a, de tout temps de par cette posture, ignoré le partage sur la base éthique de richesses politiques économiques, culturelles, sociales, du Cameroun. En effet, ce que ses partisans qualifient de « Partage du gâteau national » a consisté à exclure, et de la création des richesses, et de la gestion de la chose publique, quand ils n’ont pas été victimes d’ostracisme tous les fils et filles du Cameroun qui n’adhèrent pas la formation politique dont il est à la tête Reviennent comme une rengaine dans ses discours : la crise du NOSO ; les autres crises sécuritaires ; la crise post-électorale ;Le Covid-19 vient, cette fin d’année s’ajouter à l’effort de Guerre pour

expliquer l’inflation et la morosité économique qui empêchent la croissance ; tandis que pour nous, le Cameroun peut impulser face à l’affaiblissement des pays occidentaux, un pôle économique sous régional du continent africain, épargné, ce qui est beaucoup mieux et une véritable « grande opportunité » tant chantée, que de rester dans l’attentisme d’un du retour Covid-19 dont les chercheurs camerounais n’ont pas encore expliqué pourquoi il n’a pas prospéré ici…

Du Document de Stratégie pour la Réduction de la Pauvreté, au temps où, comme l’avait compris le Dr Adamou NDAM NJOYA hélas, le Gouvernement décrétait la culture au niveau national de ce que nous sommes pauvres, comme si jamais le Cameroun l’a été …au Document de la Stratégie pour la Croissance et l’Emploi qui devait aboutir à l’Émergence, les camerounais viennent d’assister sans bilan de la dernière Stratégie, à l’adoption de la « Stratégie Nationale du Développement », dans un contexte des plus tumultueux et incertains.

Le Président de la République ne semble intervenir que pour des questions dont l’actualité s’impose ou pour des situations dont le pronostic est engagé : le GDN devait se pencher sur la Crise du NOSO et sur les questions nationales d’intérêt majeur : la Révision de la

Constitution ; la Modification du Code électoral ; les découpages administratifs ; la Réforme des Chefferies traditionnelle ; l’élimination des discriminations vis-à-vis des femmes et des filles ; le Partage Risque maladie…etc. Avec aujourd’hui, le quasi-monopole des Conseils Régionaux par le Parti du Président de la République aux commandes depuis plusieurs décennies, -résultat qui ne nous surprend guère, sa logique de confiscation du pouvoir pour le pouvoir ayant été décelée depuis longtemps -, les camerounais, installés dans la résilience depuis fort longtemps ne déchantent pas pour un sursaut national de la part de ceux-là qui ont laissé sombré le NOSO dans le chaos.

Le Cameroun étant Par et Pour nous tous, il est devient de plus en plus patent que la Solution en commun s’impose comme la voie par excellence de la mobilisation de tous. En dehors du NOSO, en dehors de Boko Haram et de ce qui se passe à l’Est qui ont échappé au Régime en place, il y a que nous assistons à la percée de nombreuses situations que vivent difficilement les camerounais, que résument les questions d’intérêt national citées ci-haut, dont les solutions s’imposent, interpellent le Chef de l’État, puisque étant de ses compétence et portée, et dont l’aboutissement peut participer au retour de la Paix, là où sévissent les crises graves, ainsi des chemins de véritable développement durable. C’est affirmer ici, l’importance de l’implication de tous et toutes pour la Paix et les questions de sécurité: autorités locales, en phase avec les autorités nationales et internationales pour la prévention et résolutions des conflits, qui passent par la réconciliation : cependant, comment arriver à booster le degré d’engagement des populations asphyxiées par les facteurs pourfendeurs de la République entre autre à l’instar de celles ci après?

– La corruption ;

– Le tribalisme ;

– Le non-respect de l’État de droit par ceux-là qui devaient en être les garants ;

– L’impunité et une Justice à tête chercheuse ;

– L’insécurité…etc.

A la hauteur du sens patriotique démontré par les camerounais, un discours révélant des exemples notables de réalisations ou d’accomplissements où chacun, chacune, se reconnait, un discours rassembleur, protecteur, dégageant la fierté d’une Nation tournée vers la consolidation de son destin, fait cruellement défaut.

Merci pour votre attention.

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