Ouest/ Les 5 Femmes – Maires de la région de l’Ouest.

A l’issue du double scrutin du 09 Février 2020, 5 communes sur 40 que compte la région de l’Ouest sont dirigées par les Femmes, contre 3 pour la mandature 2013 – 2020.

A la faveur des élections couplées du 13 septembre 2013, trois dames avaient été  élues maires dans les communes de Bangou, Bangangté et Fokoué. Seule Madame Demenou Adrienne de Fokoué ira au bout de son mandat. Madame Célestine Ketcha Courtès de Bangangté est nommée Ministre de l’Habitat et de Développement Urbain le 05 Janvier 2019 et cède le fauteuil à Dr Jonas Kouamouo alors Madame Mboutchouang Rosette de Bangou va rendre son âme au créateur le 02 Octobre 2014. Elle est remplacée par Nana Charles. On s’aperçoit que dans ces collectivités, les mâles ont sauté sur l’occasion pour récupérer leur « propriété ».Les élections du 09 Février 2020, ont consacré quatre nouvelles Femmes maires pour un total Cinq, soit un taux 12.5% contre 7.5% au cours du précédent mandat. On est toujours loin de 30% escompté. Les communes de Bafang, Foumban, Babadjou et Bandjoun passent aux mains féminines avec à leur tête respectivement Madame Anne Njonkam, Honorable Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, Giselle Nsangue et Maptuè Fotso Nicky Love. Madame Adrienne Paule Demenou est maintenue pour un second mandat et devient la plus ancienne du lot émergent.

Doyenne des maires femmes de l’Ouest avec un mandat à son actif, l’édile de Fokoué est Inspecteur Principal des régies financières (impôts) à la retraite.  Adrienne Paule Zamdjio épouse Demenou Tapamo est née le 12 Juin 1960 à Douala. Elle obtient son baccalauréat G2 Techniques Quantitatives de Gestion en 1987. Admise à l’Institut des Techniques Administratives et Financières (ITAF) en 1988, elle est major de sa promotion 1990 option contrôleur des impôts. Très ambitieuse et dans l’optique de tonifier ses activités professionnelles, Adrienne Demenou Tapamo s’inscrit à l’Université catholique de l’Afrique Centrale et obtient une maitrise en sciences sociales en 1995. Elle entre à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) en 2002 et obtient son diplôme d’inspecteur des impôts en 2004. S’ouvre alors un brillant  parcours professionnel : chargé d’études, chef section, inspecteur vérificateur, chef de brigade de contrôle, chef des centres divisionnaires des impôts de Yaoundé 12 et 3 et coordonnateur de la cellule Spéciale d’Enregistrement. Sur les plans associatif et culturel, dès l’entame de sa carrière, elle intègre les mouvements associatifs notamment ceux de la communauté  Menoua et Fokoué son arrondissement d’origine. Promotrice des activités culturelles et créatrices de revenues, Madame Adrienne Demenou sera le pilier sur lequel le chef supérieur Fokoué doit s’actionner  pour assainir certaines associations étreintes par la mal gouvernance. Elle est membre du Cercle des Amis du Cameroun(CERAC).

Fille du chef de famille Fomopéa (village de Fokoué) de Douala, elle suit les pas  de son géniteur et milite à l’Union Nationale Camerounaise (UNC) et ensuite au Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC). Elle y reste malgré le bégaiement dû au retour de multipartisme en 1990. Madame Demenou est secrétaire de la section OFRDPC Menoua Sud Est. Ce vétéran de la politique aura été de tous les combats qui ont inhibé toutes les initiatives  de l’opposition et ont fini par la traquer dans le département de la Menoua et de l’arrondissement de Fokoué en particulier.

Son arrivée à la tête de l’exécutif communal  de Fokoué en octobre 2013, va bouleverser  les comportements aussi bien dans les services de la mairie que dans la municipalité. Madame Adrienne Paule Demenou a consacré sa vie professionnelle au recouvrement des impôts et il est hors de question que Fokoué continue d’être la damnée de la Menoua, bien que petite commune parsemée de montagnes et de vallées. Elle se lance dans la chercher des moyens pour booster  les investissements. C’est l’amorce d’un accroissement exponentiel de l’enveloppe budgétaire de la commune. Entre 2013 – 2018, le budget de la collectivité est passé de 98 Millions de F CFA à 358 Millions FCFA et un global d’ investissement de 2 473 174 669 F CFA contre 203 361 919 f CFA avant son entrée en fonction. Elle doit s’attaquer aux lancinants problèmes d’eau potable et de l’électricité. Des projets y relatifs sont conçus et réalisés pour répondre à une partie des besoins très énormes. Entre autres réalisations : la construction de l’hôtel de ville de Fokoué, amélioration des dessertes existantes et ouvertures de nouvelles routes et construction de ponts et autres actions dans les domaines de l’éducation et de la santé. Ce travail acharné de Madame le Maire de Fokoué et ses collaborateurs  sera couronné par le prix Guichet Performance 2017. Un concours organisé par le Programme National de Développement Participatif (PNDP). L’enveloppe de 50 Millions F CFA remportés sera investie dans un projet d’adduction d’eau. Ce mandat bien rempli selon sa hiérarchie politique, lui vaudra un second. La magistrate municipale de Fokoué a placé ce nouveau mandat sous le signe de la continuité. La mobilisation communautaire autour des initiatives locales reste le handicap sur lequel, elle devra travailler pour éviter des volte – faces dus aux incompréhensions.

Commune de Foumban

Née à Yaoundé en 1969, Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya a grandi entre les villes de Yaoundé et de Foumban. Au terme de son cycle primaire, elle entame en 1980 son cycle secondaire au Lycée Sultan Njoya de Foumban jusqu’à l’obtention de son baccalauréat A4 en 1987. Elle rejoint alors la faculté de Droit et des sciences économiques de l’Université de Yaoundé, où elle obtient sa licence en droit en 1990 et une maitrise en Droit public en 1991.

Spécialiste en formation des organisations, elle a coordonné plusieurs programmes et projets parmi lesquels la Task Force VIH/SIDA et enfants à la World Conference of Religions for Peace : Hope for African Children Initiative et le programme PACDDU, de la coopération Cameroun – Union européenne.

Hermine Patricia Ndam Njoya est aussi entrepreneure. Elle est à la tête d’une des plus grandes plantations privées du Cameroun. Sa plantation de café dénommée ANJ est située à Kouti dans l’arrondissement de Koutaba, département du Noun, région de l’Ouest. Engagée dans la promotion de la filière Café, elle est la présidente de l’Association des Femmes Camerounaises dans le Café (AFECC). Elle assure par ailleurs depuis 2013  la fonction de présidente du Comité pour la promotion du Genre à l’Agence des Cafés Robusta d’Afrique et de Madagascar (ACRAM).

Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages dont l’Enfer Rose, Les élections bancales et les Coquelicots de l’Espoir paru en 2016 et qui retrace l’histoire de son grand –père Angelo Tomaino, d’origine italienne. Elle s’engage en politique à partir de 1991 et participe à des marches de l’opposition pour un retour au multipartisme avant de militer à  l’Union Démocratique du Cameroun(UDC) dès sa création en 1991.

En 2007, au terme des élections législatives et municipales, elle est élue pour la première fois député à l’Assemblée Nationale pour le Noun. Une seconde fois en septembre 2013. Au sein du bureau du parlement, l’honorable Patricia Ndam, porte –  parole du groupe non inscrit de  l’UDC  va occuper le poste de secrétaire dans la commission des lois constitutionnelles, des droits de l’Homme et des libertés, de la justice, de la législative et du règlement. Elle est élue Maire de la commune de Foumban à l’issue du double scrutin du 09 Février 2020 et devient la première femme maire de l’histoire de la commune de Foumban. Honorable Hermine Patricia Ndam Njoya assure les affaires courantes de l’UDC jusqu’à la tenue de sa convention en 2021, en même temps qu’elle préside le syndicat des communes du Noun.

Fervent  défenseur des droits de l’Homme et notamment de la femme, Madame le Maire de Foumban incarne la fille camerounaise et africaine moderne affranchie des considérations traditionnelles déshumanisantes et contre toute administration  du type indigène. C’est ainsi que le ton utilisé pour exprimer sa désapprobation face à l’administration de commandement, est souvent perçu par d’aucuns comme l’une de ses faiblesses. Derrière cette vivacité d’esprit et cet accent incisif se cache une patriote, une personne aimable, travailleuse, rigoureuse et amoureuse de la l’environnement. Elle trouve un compte administratif de 1 067 460 114 FCFA, soit 73.95 % de réalisation par rapport au primitif. La barre est donc haute, il faudra la repousser plus haut pour le bien être des citoyens. La restauration de la réserve de Melap est l’une de ses priorités. Le ministère de tutelle devra restituer sa gestion à la commune de Foumban. Madame le maire et ses collaborateurs  s’y attèlent. Il s’agit d’une réserve forestière détruite par des malotrus et pour laquelle  un fonctionnaire a été relevé de ses fonctions suite à l’action de l’honorable Patricia Ndam.

Libertepresse.com

Devinfo237.com

Commune de Babadjou                        

Stature imposante, d’une architecture physique comme on aimerait en avoir dans le corps de métier des armes,  Madame Gisèle Nsangue est ingénieur général des eaux, forêts et chasses. Inspecteur N.2 au Ministère des Forets et de la Faune depuis le 28 Juillet 2018, elle aura été tour à tour Responsable au département Gestion Administrative-MINEF, Chef Service Provincial des Forêts par intérim du Centre –MINEF et confirmée à ce poste en Février 1998. Chef  Service des Agréments a la Direction  des Forêts –MINEF, Enseignant à l’Ecole des Eaux et Forêts de Mbalmayo, Contrôleur à la Brigade Nationale de Contrôle des Produits Forestiers et Fauniques et la lutte anti-Braconnage au Ministère des Forêts et de la Faunes(MINFOF), Déléguée Régionale  des Forêts et de la Faune de l’Ouest ensuite du Centre.

Elle est admise à l’Institut National de Développement Rural (INADER) de Dschang en 1989 avec un baccalauréat D obtenu la même année. D’autres parchemins suivront  à l’issue des stages de perfectionnement notamment en recherche forestière au Japon, diplôme de préparation militaire supérieur a Douala et à Koutaba, attestation de formation en travail en équipe à l’institut supérieur de management public au Cameroun, deuxième année Master gestion des ressources naturelles à la faculté de foresterie de  l’Université de Dschang. Sur le plan associatif, Gisèle Nsangue est membre et  présidente fondatrice de plusieurs regroupements à caractère communautaire, national et international entre autres présidente du réseau de l’association des femmes de l’Arrondissement de Babadjou, créatrice et animatrice de neuf GICS regroupant les femmes de l’arrondissement de  Babadjou, présidente fondatrice de l’association des personnes dynamiques pour le développement (APEDD),Partenaire du rassemblement des associations féminines de tout horizon (Rafro tout horizon), Secrétaire Général de l’organisation internationale pour l’avancement politique des africaines (OIAPA) depuis mars 2018.

Militante très passionnée du RDPC, elle a gravi les échelons pour se hisser au sommet du OFRDPC de la section Bamboutos centre II, composée de 42 sous sections, 84 comités de bases et 336 cellules. Gisèle Nsangue a été à plusieurs reprises et à des occasions majeures telles que les élections locales et présidentielles, chargée de mission du comité central du RDPC dans les Bamboutos. Son élection comme maire  de la commune de Babadjou au cours de la session de plein droit liée à  l’élection du 09 Février 2020, est le couronnement d’un excellent parcours professionnel et politique. Elle prend les rênes d’un bateau conduit depuis 2 mandats  par l’inspecteur des impôts à la retraite Jacques Delego qui a laissé des traces indélébiles telles que l’ouverture de quelques pistes rurales et la  construction du joyau architectural qui abrite les services de la mairie.

Celle qu’on qualifie de fidèle des fidèles du ministre Emmanuel Nganou Djoumessi, devra relever quelques défis parmi lesquels la réhabilitation de routes rurales de Babadjou, ce grand bassin agricole des Bamboutos et de l’Ouest. Aussi, sa collaboration avec les forces de maintien de l’ordre dans la lutte ardue contre le banditisme et surtout la culture du cannabis. En sa qualité de coordinatrice de la première phase du projet de réhabilitation et de la restauration du Mont  Bamboutos, fiancé en son temps par l’Organisation Internationale des Bois Tropicaux (OIBT), madame le maire de Babadjou devra aussi initier d’autres actions similaires pour préserver ce château d’eau mis à mal par les producteurs agricoles et du secteur bovin. Babadjou faisant partie de ce massif volcanique qui s’étant dans les régions du Sud – Ouest et du Nord – Ouest. Pour parvenir à sa mission et conserver la confiance placée en elle, Madame le maire Nsangue devra créer un cadre de franche collaboration avec sa base non seulement militante, mais également avec ses collaborateurs externes à la mairie, dont quelques uns estimeraient qu’elle devra s’inscrire à l’école du partage et de la civilité locale.

Commune de Bafang

Avec 80 km2 et environ 40 443 habitants, la commune de Bafang est dirigée par une dame. Elle a été élue au cours de la session de plein droit qui a suivi les élections locales du 09 Février 2020. L’Union des Mouvements Socialistes (UMS), parti politique dont Pierre Kwemo est le Président National, avait alors eu raison du RDPC et a rempilé pour un second mandat consécutif à la tête de cette municipalité. Elu député à l’issu dudit double scrutin, l’honorable Pierre kwemo va céder le fauteuil de maire à Madame Njonkam Anne, qui aura été son premier adjoint durant la mandature 2013 – 2020. Une promotion trouvée logique pour ceux qui ont fréquenté cette commune durant le mandat du maire Kwemo. Madame Anne Njonkam aura été de tous les séminaires, ateliers organisés à l’intention des Collectivités Territoriales Décentralisées(CTD).C’est une femme suffisamment informée des contours de la décentralisation qui est aux commandes de la commune siège des institutions départementales du Haut Nkam. D’apparence calme voire timide, Madame Njonkam tout comme son mentor honorable Pierre Kwemo est d’une ténacité de lion. On se souvient des rapports  très conflictuels qu’entretient la commune de Bafang et les différents préfets qui se sont succédé à la tête de la préfecture du Haut Nkam. Sur ce palier, elle rejoint l’édile de Foumban l’honorable Hermine Patricia Ndam Njoya qui sans ambages, a déjà maintes fois écrit au Chef de l’Etat pour lui suggérer quelques pistes de réforme comportementale et même mentale des hommes et femmes qui animent la préfectorale. Les deux  dames désormais maires, ont toujours estimé que 60 ans après les indépendances, on devrait se séparer de la préfectorale de commandement ou coloniale pour  celle de mission et de service.

Madame le maire de la commune de Bafang sort du moule du Social Democratic Front (SDF),  parti politique auquel elle a milité avant de rejoindre l’UMS  dès sa création en 2011. Elle va aussi migrer  de départemental du Haut Nkam de son ancien parti pour celui de sa nouvelle chapelle, cumulativement avec le poste de trésorier national. Membre fondateur de plusieurs associations et ancienne de l’Eglise Evangélique du Cameroun, paroisse de Ndokovi – Bafang, madame le maire Njonkam Anne a reçu plusieurs distinctions pour son engagement politique.

Sur le plan professionnel, après l’ENI – ENIA de Bafoussam en 1982 et l’obtention du Certificat d’Aptitude Pédagogique de l’Enseignement Général(CAPIEG)  en 1986, Anne Njonkam entame une carrière d’enseignante. Quelques années plus tard, elle est  nommée directrice de l’Ecole Maternelle de New – Bell Bamiléké ensuite de Bonapriso, toutes à Douala. Chef service des affaires administratives et financières de l’Ecole Normale des Instituteurs de l’Enseignement Général (ENIEG) de Bafang puis promue au même poste à la délégation départementale de l’Education de Base du Haut Nkam, Madame la magistrate municipale de Bafang est Institutrice de l’Enseignement Général de classe exceptionnelle. Née le 22 Avril 1955 à Manjo  dans le département du Mungo. Madame le maire devra redorer l’image de la commune de Bafang, perçue par l’administration, comme faisant partie des moutons noirs du classement régional des réalisations du Budget d’Investissement Public (BIP). Bien sûr, il ne sera pas question de céder aux caprices des préfets conservateurs et nostalgiques du centralisme.

Commune de Bandjoun                   

Inconnue de la scène politique même locale avant 2013, Nicky Love Maptuè Fotso  jaillit dans l’ombre de son géniteur au cours de la campagne pour le double scrutin de la même année. Elle monte d’un cran quand  Victor Fotso, tête de la liste gagnante fait elle son premier adjoint à la tête de la mairie de Pete – Bandjoun. Très vite, elle doit se sentir dans la peau de la cheffe pour suppléer  le maire titulaire fragilisé par son état de santé. Sa présence aura tout de même un effet positif sur la diligence des projets BIP. Pete – Bandjoun doit cesser d’être la pesanteur du taux de réalisation départementale.  Elle doit renforcer sa légitimité en se taillant une place importante au sommet de l’OJRDPC à la faveur du renouvellement du bureau des structures du parti. Ainsi commence son adoption par la jeunesse de Pete – Bandjoun. Mais, timide, très réservée et socialement suffisante, il lui manquera toujours de tact pour briser la cloison qui ne devrait jamais exister entre un élu local et la base. Son contact de téléphonique aisément  accessible n’est remis qu’à quelques privilégiés semble t il, avec consignes stricts  de le garder pour soi. Suite au décès du maire Fotso Victor le 20 Mars 2020, les injonctions de la hiérarchie du parti vont l’élire maire de la commune de Pete – Bandjoun pour assurer la continuité des œuvres de son géniteur.

43 ans sonnés et nantie d’un doctorat obtenu au Etats Unis dit on, madame le maire de la commune de Pete – Bandjoun doit se départir de son oripeau de princesse arabe, fille de Victor Fotso pour imprimer sa marque et se rendre accessible. Ce n’est qu’à ces conditions qu’elle pourra  assurer une éventuelle élection après ce mandat dit de gratitude en la mémoire du patriarche Victor Fotso.

Les femmes maires de la région de l’Ouest Cameroun disposent d’atouts requis pour mener à bien leurs missions à la lumière du Code Général des Collectivités Décentralisées. Reste maintenant que ces connaissances  mises  dans une dynamique d’ensemble, soient au service de la production des idées qui à leur tour, doivent être transformées  en projets réalisables et réalisés. Elles pourront alors rejoindre Célestine Ketcha Courtès, Denise Fampou Tchapchet au panthéon des femmes maires qui auront prouvé.

© Alexis YANGOUA

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