Visite de Macron au Cameroun : Ce que l’Hon Hermine Patricia Ndam Njoya a dit aux parlementaires français

En marge de la visite du président français au Cameroun, les parlementaires français se sont entretenus  avec quelques représentants des partis politiques. L’Union Démocratique du Cameroun y était représentée par sa Présidente Nationale, l’Honorable Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya.

Le souhait de bienvenue  au  chef de l’Etat français et sa suite au Cameroun ; c’est par cette civilité que la présidente de l’UDC a ouvert sa prise de parole face à la délégation française constituée de députés et sénateur. Ensuite, l’Honorable Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya a fait un bref rapport des liens qui lient  le Cameroun et la France « En reconnaissant les liens historiques, depuis les Accords de la SDN, puis, ceux de l’ONU qui confient une partie du Cameroun à l’Administration française ; Des luttes nationalistes, avec leurs lots de secousses, à l’Indépendance, Considérant les nombreux Accords de Coopération de Partenariat, pour l’Amitié, la Fraternité entre le Cameroun et la France » indique t –elle avant de situer le contexte qui accueille la visite officielle du président Macron.

« La crise sécuritaire avec les violences séparatistes de plus en plus dramatiques, dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest ; les incursions destructrices de la Secte terroriste BOKO HARAM dans la région de l’Extrême –Nord ; les milices armées centrafricaine, dans la région de l’Est ; La crise politique marquée d’une part :Par la dégradation continue de la confiance, et, entre les acteurs politiques, et avec les populations, du fait du doute manifesté quant à la sincérité du jeu démocratique, et le reproche sur le caractère partisan de notre système électoral actuel, qui a été voté par un seul Parti Politique à l’Assemblée Nationale : tous les autres s’y étant opposés ; d’où de plus en plus, la montée des contestations des résultats électoraux, avec risque sur la Paix et la Stabilité du pays. Mais aussi, d’autre part : Par le maintien en prison, de nombreux militants de l’opposition en instance de jugement devant les tribunaux, ou lourdement condamnés pour avoir manifesté et défendu leurs positions politiques sur des sujets d’intérêt public national ;

La crise alimentaire, conséquemment à l’extraversion de notre système économique au plan structurel, et à la Guerre entre la Russie et l’Ukraine au plan conjoncturel avec ses corollaires sur la dégradation préoccupante des conditions de vie quotidienne des citoyens ».a t –elle précisé

Après la description de la situation socio politique et sécuritaire du Cameroun,  le leader de l’UDC  a  partagé avec leurs hôtes, les propositions de solution formulées  dans le cadre du parti et aussi au niveau de la plate forme de l’opposition dont elle est porte parole.

« L’UDC : Renouvelle son engagement dans le cadre de la Plateforme pour la Réforme Participative et Consensuelle du Système Électoral.

– Continue d’appeler à un véritable dialogue républicain, franc et inclusif, en vue de trouver grâce aux concertations et consensus, des solutions idoines et durables, pour conjurer les crises, et décrisper le climat politique du pays.

Enfin, Nous pensons et soutenons, qu’il est plus que jamais temps, que les relations entre le Cameroun et la France, soient définitivement inscrites sous un prisme de respect mutuel de la souveraineté de chaque État, dans le nouvel élan de solidarité agissante et de la proactivité dans l’intérêt du développement des nations camerounaise et française.

Dans cette perspective, il est évident que certains accords historiques soient revus pour mieux les adapter aux enjeux actuels de développement. C’est le cas notamment :

– Des Accords de coopération monétaire autour du FCFA, et militaire ;

– De la reconnaissance des faits historiques des années de luttes nationalistes, pour une véritable réconciliation des peuples de nos deux pays avec notre histoire commune.

Saluons la décision juste du Président Emmanuel Macron de rétrocéder à l’Afrique ses Œuvres d’Art, relevant du Patrimoine culturel matériel et immatériel emportés dans la métropole pendant la période coloniale, avec cependant la précision que l’UDC, a toujours considéré ce Patrimoine exilé, comme le meilleur Ambassadeur de l’Afrique et de sa Richesse, l’essentiel ne reposant pas tant dans la restitution, mais dans la culture et l’acquisition des techniques de conservation et de mise en relation avec les peuples d’origines ».

Toute fois l’UDC et les partis politiques de la plate forme « Restons ouverts, à tout dialogue pouvant contribuer au raffermissement des liens entre nos pays dans l’intérêt général, de la paix durable, et du développement de nos nations et du monde » a-t-elle conclu.

L’Honorable  Patricia Tomaïno Ndam Njoya est arrivée en pure africaine,  les mains bien chargées de cadeaux pour souvenir .  La  Présidente de l’Association des Femmes Camerounaises dans le Café (AFECC) et Président du Conseil d’Administration de la Coopérative Agro industrielle du Noun(COOPAGRO) a offert  des sachets de café à leurs hôtes. Produits  de la gamme de ses productions, dont l’une  ( le Café Manushi) a  obtenu  un prix mondial, il y a qualques années. Au nom de la Plate forme de l’opposition, elle  leur a remis une copie de la proposition de la  Réforme Participative et Consensuelle du Système Électoral.

©Alexis YANGOUA

 

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