LE JOURNALISME: UN VERITABLE QUATRIÈME POUVOIR.

L’honorable Dr Maître Fostine Fotso, amoureuse de la plume, rend  hommage aux journalistes.

En effet, après mon  passage à la distribution de de prix organisée par le Directeur de Publication Zépherin Koloko, avec le soutien de plusieurs sponsors, j’ai eu envie de parler un  peu du journalisme, déclare l’Avocate au Barreau du Cameroun.

Je vais commencer par remercier tout les sponsors qui ont bien voulu aider Monsieur Zépherin Koloko à  remettre des cartables,  fournitures scolaires et même des bourses de 100 000 fcfa pour les 14/20 de moyenne et plus aux enfants des journalistes d’investigation.  Le DP du journal « L’Avenir », a prouvé qu’il peut collecter, mettre un peu de  lui  et distribuer vraiment.  Initiative louable.

« Ma relation avec les confrères journalistes et directeurs de publication n’a d’égal que ce que vaut le sang pour le corps humain ». a indiqué Zéphirin Koloko, Mercredi 31 août 2022 au Safari hôtel de Yaoundé.  Le promoteur de l’événement a contacté des mécènes pour réussir le paris. Bravo et milles merci à ces mécènes qui dans l’ombre sont à l’origine de ces déploiements humanitaires.

J’ai répondu favorablement à l’invitation des journalistes car l’Avocature et le Journaliste sont deux métiers voisins. J’ai appuyé l’initiative par devoir et par passion. J’ai même fait une fleur symbolique  à tous les Directeurs de Publication présents et à tous les Cameramen par amour pour mon prochain.  Maintenant, je prends ma plume pour rendre un hommage mérité à ces hommes de la presse  qui souffrent pour la société entière en nous informant.  Nous confie la femme de fer, le cœur sur la main.

Edmond Burke, homme politique et écrivain britannique, est celui-la qui utilise pour la première fois l’expression : » quatrième pouvoir » pour condamner en 1970, la révolution française. Cette conception fera d’ailleurs tâche d’huile dans le monde. En juin 1978 par exemple: Aleksandr Soljenitsyne, écrivain russe, s’adressant à des étudiants de Haward, lançait cet avertissement aux démocraties occidentales : » la presse est devenue la force la plus importante des Etats-Unis; elle dépasse, en puissance, les trois autres pouvoirs ». Par extension donc, le 4ieme pouvoir regroupe tous les moyens de communication qui peuvent servir de contre -pouvoir face aux trois pouvoirs incarnant l’État (pouvoir exécutif, législatif et judiciaire). Le  journaliste est la source vers laquelle s’abreuve la population pour avoir les informations sur la vie de la nation et l’actualité internationale sur tous les plans (politique, économique, technique, culturel….).

Toutefois, le fait de considérer le journalisme comme un contre-pouvoir, amène les trois autres pouvoirs à considérer le journaliste comme un ennemi. D’où les difficultés et dangers, dont les  journalistes font face sans oublier qu’ils ont même des défis à relever dans leur métier et, sont astreints au respect des règles qui organisent ledit métier.

Sur les dangers et difficultés  du métier de journaliste.

Les journalistes font face aux menaces multiples dans l’exercice de leur fonction d’informer le public, une cible privilégiée. Ces menaces peuvent être, les violences, l’intimidation, le meurtre, l’enlèvement, les prises d’otages, le harcèlement hors ligne et en ligne, la  détention arbitraire et la  torture.

Malgré les efforts  faits par les uns dans le respect de la déontologie et l’éthique ( ensemble des normes auxquels les journalistes devraient un minimum s’astreindre) c’est à dire, la vérité, la rigueur, l’équité, l’impartialité… certains journalistes ( les brebis galeuses), tirent le métier par le bas avec pour corollaire, les délations  et des déclarations mensongères qui peuventdétruire toute une vie.  S’en suit des sanctions

(suspensions, exclusions…) de l’organe de  régulation comme c’est le cas au Cameroun à travers le CNC ( conseil national de la communication). Mais aussi des procès qui se soldent par des condamnations. Je crois toujours à l’Etat de droit qu’est le Cameroun en évoquant en rappel, la législation Camerounaise concernant la répression contre l’émission et la propagation de fausses nouvelles ( Fake news). C’est ainsi que la loi N°2010/012 du 21/12/2010 relative à la cyber sécurité et criminalité réprime ces actes d’un emprisonnement pouvant aller jusqu’à 2 ans et d’une amende comprise entre 5 et 10.000.000fcfa. le code pénal Camerounais va loin en son article 113 avec un emprisonnement de : » trois(03) mois à trois (03) ans et d’une amende de cent mille (100.000) à deux millions (2.000.000) de francs » celui  qui publie un document, qui propage de fausses nouvelles. Voilà l’arsenal juridique qui réprimande ce fléau  indique l’Avocate Pénaliste.

J’ai personnellement traîné au tribunal  de toute ma vie 4 journalistes,  j’ai gagné mes procédures contre eux en toute objectivité parce que le droit était de mon côté. Des jugements assortis des lourds dommages-intérêts à me verser. J’ai les grosses des décisions devenues définitives pour 3 d’entre eux,  mais je n’ai jamais fait  exécuter une condamnation pécuniaire à mon profit  contre aucun  de ces journalistes. Nous sommes des frères et sœurs il faut le noter. Faut se méfier,  car quand on n’a pas encore atteint tous ses objectifs dans la vie,  quand on se cherche encore, il faut savoir laver son honneur, surtout quand on est irréprochable. Explique la Docteur Maitre. Les difficultés et dangers rencontrés dans l’exercice du noble métier du journalisme ne doivent pas occulter le fait que les journalistes ont eux-mêmes des défis à relever.

Sur les défis à relever.

Le journaliste fait face à un paysage médiatique actuel en pleine évolution qui tend vers le numérique mobile et social parallèlement à une concurrence de plus en plus intense dans le but d’attirer le public.

Chaque jour, d’avantage de personnes accèdent à l’information via les médias numériques , s’informent sur les appareils mobiles ( smartphones) et comptent sur les médias sociaux et autres intermédiaires dans leur manière d’accéder et trouver l’information.

Par contraste, bien que demeurant des producteurs majeurs de l’information, les médias traditionnels tels la radiodiffusion, presse écrite… perdant petit à petit de leur importance en tant que vecteur de l’information.

Les TIC vont à une vitesse exponentielle qui obligent les journalistes à s’arrimer, à se mettre à jour. L’information parfois exclusive est souvent divulguée dans les médias sociaux ( monde numérique) avant que les médias classiques ne  relaient ladite info. Tel est le grand problème sur lequel doivent se pencher les journalistes, pour éviter que les amateurs qui sont sur le virtuel ( monde numérique) ne leurs ravivent la vedette sur la mise à disposition d’une information vraie, exacte, intégrale.

LE « JOURNALISME » EN QUESTION

Les conditions de travail et de vie de certains journalistes camerounais m’ont souvent frappées, sinon interpelées. Quand je dis « journaliste », je pense grosso modo à une personne qui s’adresse régulièrement au public à travers les médias écrits, parlés, télévisuels ou les réseaux sociaux, et vit de la communication. Cette distinction pourrait s’étendre aux influenceurs amateurs, nouvelles tendances de l’heure. Tous font de la communication en tous cas, indépendamment de leur formation, universitaire ou sur le tas…Il est vrai qu’à force de forger, on devient parfois forgeron.

La notion de « journaliste » est difficile à cerner sous nos cieux. Qui est journaliste, qui ne l’est pas en fait ?  Là en réalité, ne réside pas ma préoccupation ou mon souci. Je ne voudrais pas surtout manquer de respect à qui que ce soit. Mais vous allez comprendre qu’il y une  disparité floue qui pose problème et suscite ou explique ma réflexion.

Le journalisme est le quatrième pouvoir, et c’est certainement la raison pour laquelle il mène à tout, c’est bien connu dans le monde entier. Mais que le chemin est galère, long et semé d’embûches, surtout quand on se « débrouille ». Ce qui est le cas de la grande majorité de nos  »hommes ou femmes de presse », qui sont en réalité des pigistes, des « pointeurs » comme on dit. J’exclurais donc volontiers de la suite de ma prestation, les journalistes formés à bonne école(ESSTIC, Ecole du tas, bref autodidacte)  qui ont un travail et une rémunération réguliers et décents. Je m’intéresserai en revanche à ces débrouillards, très nombreux, des laissés pour compte, qui méritent très souvent mieux que les traitements qu’ils connaissent..C’est à leurs conditions de travail et de vie que je faisais allusion à l’entame de cet article. C’est l’actualité qui m’a fait franchir le pas: deux articles tout frais concernant, l’un un ancien croque-mort, comme il se définit lui-même, et le second relatant les déboires d’un technicien télé sans salaire depuis 8 mois et apparemment écroué. Je ne veux juger personne, mais attirer l’attention sur le drame de cette catégorie sociale, qui rappelle celui des intermittents de spectacle sous d’autres cieux.

On n’embrasse pas forcément la communication (pour ne pas dire le « journalisme » ) comme on entre en religion, évidemment. Beaucoup, je l’ai dit, l’embrasse aux forceps. Il faut bien faire bouillir la marmite et nourrir les rejetons. Mais la volonté ne suffit pas. Entre les salaires de catéchiste et les arriérés assidus de ceux-ci, ce n’est pas l’Edem. Combien d’entre eux émargent, ne fût-ce que 50 000 par mois ? Combien touchent 3 mois d’affilié la totalité de leur paie mensuel ? Ne parlons pas de leurs conditions de travail, tellement précaires. Ils font de la peine à voir, dans la grande majorité. Il y en a qui se prostituent dans leur intégrité, pour quelques dollars de plus, se faisant nègres pour des capots qui les poussent à la délation, au dénigrement d’honnêtes citoyens. Ce qui les cite souvent dans des procès interminables, sanctionnés par de lourdes condamnations au pénal et en dommages-intérêts. Comme quoi, on fuit la famine, pour se retrouver au cachot, le comble ! J’ai déjà eu, irritée par certains d’entre eux, à obtenir des condamnations pour des histoires cousues de fil blanc comme je l’indiquais plus haut. Mais mon cœur de mère a toujours pris le dessus, et j’ai renoncé au jusqu’au boutisme, me contentant de les sensibiliser. J’ai assisté par ailleurs récemment à une cette cérémonie de distribution des fournitures scolaires aux enfants des journalistes. Peu des personnalités  ont répondu physiquement présents en dehors du Député de la Mezam, mais ont contribué certainement dans l’ombre, bravo une fois de plus à ces mécènes. A la fin de la cérémonie de me suis exprimée.  «Journalism is a difficult job, the fourth estate. Yes I tell you. So encouraging the children of journalists is sowing seeds for the future.

I congratulate the initiative of the director of publication zepherin koloko. God protects you » .  En  langue de Molière je voulais dire que  » Le journalisme est un métier difficile, le quatrième pouvoir en effet.  Ainsi, encourager les enfants de journalistes, c’est semer des graines pour futur et

féliciter  l’initiative du Directeur de Publication Zepherin Koloko pour la bonne coordination de cet événement. »

Je voudrais attirer plus d’attention sur cette caste, passez moi le mot, sensibiliser le public sur la situation des journalistes, pas toujours facile. La plupart sont de braves garçons qui font avec les moyens de bord, sans être véritablement méchants, ni forcément mal intentionnés, ni de mauvaise foi. Mais à force, ils finissent par tomber, face aux infortunes diverses et autres urgences. J’en appelle à plus de considération pour eux. Les voir traités en indigents ne me laisse pas insensible. Pendant certaines manifestations délicates, on les réunit subrepticement dans une salle obscure, pour leur distribuer dès le début des prébendes avilissants et les disperser comme des indésirables, avant même le commencement de la cérémonie. A ce moment, à quelle couverture journalistique peut-on s’attendre objectivement ? Il est par ailleurs constant que beaucoup de patrons de presse eux mêmes tirent le diable par la queue, et n’en mènent pas large. A 400 FCFA une feuille de quotidien, combien d’exemplaires faut-il tirer par édition, pour espérer rentrer dans ses frais, et payer décemment les pigistes. That’s the question ! Messieurs les lecteurs, lisez davantage, Monsieur le Ministre de la Communication, Monsieur le Président de la République, S.E. Paul Biya,  au secours. Le débat est ouvert….

     

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