Bafoussam/ La Délégation Régionale Ouest du MINEPAT, pour une commune émergente avec des administrations sectorielles soucieuses de la production

11 services déconcentrés identifiés comme ayant un fort impact sur le fonctionnement des communes sont outillés pour être de véritables catapultes du développement local. Ceci à travers une réflexion de 4 jours, ouverte le 18 Juin 2020 à Bafoussam.

La réflexion stratégique de 4 jours, initiée et menée depuis le 18 Juin 2020, à la Délégation Régionale de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (DREPAT/O) pour l’ouest n’est qu’une étape d’un processus enclenché depuis 2017.  L’idée était de capitaliser la budgétisation par programme qui s’imposait  de toute évidence aussi aux  Collectivités Territoriales Décentralisées(CTD). Pour y parvenir, ces  « administratives » locales devraient d’abord s’arrimer à la donne. La DREPAT/O  va miser sur la commune de Bamendjou et son accompagnement dans cette migration fût une réussite parfaite. Le ministère compétent va s’appuyer sur Bamendjou pour  encourager les autres CTD  à se conformer à la loi qui institue le budget axé sur les résultats. Cette commune du département des Hauts Plateaux sera d’ailleurs sacrée meilleure nationale en 2018, selon les résultats du concours Guichet Performance du Programme National de Développement Participatif (PNDP).

Rendu au mois de Juin 2020, selon Louis Serges Roger Fankam Djoumessi patron de la DREPAT/O, 29 communes sur 40 de la région de l’Ouest ont effectué leur migration vers le Budget Programme et les autres étant encore accrochées  à l’ancien paradigme basé sur l’allocation des Moyens. Qu’à cela ne tienne, comment s’adosser sur cet acquis pour rendre ces communes productives ? Dans la recherche des stratégies devant contribuer au renforcement du tissu économique locale, afin qu’il devienne un véritable piège à devises, la DREPAT/O avait initié des concertations avec des acteurs relevant des secteurs économique et social. Ainsi, la qualité, la quantité, l’itinéraire technique et la commercialisation de la production avaient été au menu des échanges avec les producteurs des filières ciblées. Bien avant, les édiles et cadres communaux de l’ouest avaient  été recyclés sur les outils devant leur permettre de concevoir des Programmes Communaux de Développement (PCD) adaptés. Par ce que la consommation locale est un maillon important de cette chaîne, quelques élèves des écoles ont été entretenus sur la nécessité d’accepter des aliments locaux dans la composition de leur déjeuner. L’Objectif étant de mouler un nouveau camerounais dont le logiciel sera compatible à la vision.

Pour l’opérationnalisation  de la stratégie du programme  régional axée sur la production agricole,  l’artisanat et le développement technologique et industriel,  il serait judicieux de s’assurer que  les sectorielles sont suffisamment outillées pour  accompagner efficacement  les communes dans l’atteinte de leurs objectif à savoir accroître leurs productions. « Il s’agit de l’organisation, de la recherche de la complémentarité dans l’action. Désormais, chaque délégué doit être capable de répondre des 1000 F cfa qu’il a reçus. Voici 200f cfa que j’ai envoyés à telle commune, pour telle activité et pour tel résultat. Voilà 200 Fcfa que j’ai envoyés à autre commune pour telle activité et tel résultat. Au bout de l’année, il doit  être capable de mesurer, de quantifier les produits qu’il a faits pour une commune précise » explique Louis Serges Roger Fankam Djoumessi, DREPAT/O avant d’ajouter

« Que les sources essentielles soient identifiées et que la formulation des réponses puissent cadrer avec les outils en place, pour permettre une judicieuse utilisation des ressources  qui sont très rares. Il est donc important que l’ensemble des acteurs qui interviennent dans les secteurs de la production de la région de  l’ouest, puissent faire cette réflexion déjà pour constater que la première conséquence de l’arrimage à la budgétisation par programme des communes, c’est le décloisonnement des administrations. Les administrations ont désormais besoin de mutualiser les expériences, les ressources pour pouvoir rendre un service précis au CTD. On a fait l’évaluation, les communes ont choisi comme programme, le renforcement de la production agricole, de l’artisanat et du développement technologique et industriel et on se rend compte que dans les années 2018 – 2019, l’Etat a mis 360 millions Cfa pour le fonctionnement de ces administrations. La question c’est : Est-ce que l’Etat pouvait faire autre chose que de donner 360 millions de fonctionnement aux administrations. Et c’est ici que la réflexion  prend tout son sens. Supposons, 360 millions peut faire 360 hectares d’avocatiers et il est sûr que si on regarde dans le long terme, les 360 millions peuvent générer autant d’argent. Maintenant, c’est à  ces administrations concernées de démontrer que ce financement de l’Etat était vraiment nécessaire, en ce qu’elles produisent comme service à la commune et à l’accompagnement technique ainsi que le renforcement des capacités ».Bon à savoir, ce travail est fait avec la collaboration  de la société civile, notamment AJP CEDES basée dans le Noun, représentée aussi au comité régional de suivi du Budget d’Investissement Public par Emmanuel Njifendji.

© Alexis YANGOUA

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